Le journaliste d'Haaretz Gideon Levy s'affiche avec un sympathisant du Hamas
Le chroniqueur israélien a participé à un podcast animé par Jackson Hinke, un activiste pro-Houthis aux positions controversées


Gideon Levy, chroniqueur du quotidien israélien Haaretz, est au cœur d'une controverse après son apparition dans le podcast "Legitimate Targets" animé par Jackson Hinke, personnalité d'internet aux positions radicales. Hinke, qui se présente comme un "marxiste-léniniste conservateur", est connu pour son soutien affiché à des groupes terroristes, notamment le Hamas et les Houthis. Il a récemment participé aux funérailles de Nasrallah au Liban et s'est rendu au Yémen où il a rencontré des dirigeants houthis, s'exprimant lors d'un rassemblement à Sanaa, capitale sous contrôle houthi.
Durant l'interview, centrée sur le climat politique en Israël suite à la reprise des combats à Gaza, Levy a vivement critiqué le Premier ministre Benjamin Netanyahou, l'accusant de ne jamais avoir eu l'intention de mettre en œuvre les étapes ultérieures du cessez-le-feu pour des raisons politiques. Il a également évoqué le retour d'Itamar Ben Gvir dans la coalition après avoir conditionné son retour à la reprise des combats.
Concernant les attaques du 7 octobre, Hinkle a remis en question les allégations de viols perpétrés par le Hamas, prétendant que "l'ONU n'avait pas de preuves", contrairement à un rapport officiel publié l'année dernière sur les atrocités du Hamas. Levy a répondu : "J'étais dans les kibboutz le 9 octobre et j'ai vu des choses horribles jamais vues dans toute ma carrière. On affirme qu'il y a eu des viols et je ne peux que le croire. Y en a-t-il eu ? Je suppose que oui, ici et là." Il a ajouté : "Est-ce vraiment important s'ils ont seulement massacré des gens ou s'ils les ont aussi violés ?"
L'animateur a qualifié à plusieurs reprises les sionistes de "personnes génocidaires", les accusant d'être responsables de l'antisémitisme. Levy a acquiescé : "Je ne pourrais être plus d'accord. Pendant des années, la propagande israélienne reposait sur une manipulation : étiqueter toute critique d'Israël comme de l'antisémitisme." Il a ajouté que "la majorité des critiques d'Israël, de l'occupation, de l'apartheid et de ce qui se passe à Gaza n'ont rien à voir avec l'antisémitisme", tout en suggérant qu'Israël semble "se désintéresser" de l'augmentation de l'antisémitisme.