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170 "journalistes" tués à Gaza étaient membres d'organisations terroristes, révèle Tsahal
17 d'entre eux ont participé à l'attaque du 7 octobre et certains parmi les 170 travaillaient pour des médias internationaux tels que Reuters, CNN, ABC Australia, la BBC, l'AFP, AP et Le Monde


Tsahal a publié jeudi une liste de 170 Palestiniens tués dans la bande de Gaza pendant la guerre et présentés dans les médias internationaux comme des journalistes ou des professionnels de l'information, mais qui étaient en réalité membres d'organisations terroristes, principalement du Hamas et du Jihad islamique palestinien. L'armée affirme avoir réuni des documents, photographies et autres éléments attestant de leur appartenance et des fonctions qu'ils occupaient au sein de ces organisations.
Selon les données dévoilées par Tsahal, 118 des personnes figurant sur cette liste appartenaient à la branche armée du Hamas et 49 au Jihad islamique palestinien. Une autre était membre de l'organisation "Seigneurs du désert" et deux des Comités de résistance populaire. L'armée affirme également que 17 d'entre elles ont participé à l'attaque du 7 octobre en territoire israélien.
Pour étayer ses affirmations, Tsahal a rendu publics des documents, des photographies et des éléments visuels qui auraient été produits par les organisations terroristes, ainsi que des preuves découvertes sur le terrain. L'armée souligne également que, pendant la guerre, le Hamas et le Jihad islamique ont eux-mêmes publié après la mort de certains de ces hommes des informations faisant état de leur appartenance à leurs structures militaires.
Cette publication intervient sur fond de critiques internationales visant Israël après la mort de journalistes palestiniens dans la bande de Gaza. Selon Tsahal, dans plus de 40 cas figurant sur la liste, l'élimination de personnes que l'armée présente comme des terroristes avait suscité des condamnations de l'ONU. Certaines travaillaient parallèlement pour des médias internationaux, parmi lesquels Reuters, CNN, ABC Australia, la BBC, l'AFP, AP et Le Monde. Pour l'armée israélienne, ces cas ont contribué à brouiller la distinction entre les journalistes exerçant uniquement leur profession et ceux qui occupaient parallèlement des fonctions au sein d'organisations terroristes.
Tsahal a également réagi à la polémique suscitée par le film "NAZA", qui évoque notamment une frappe au cours de laquelle des centaines de civils auraient pu être tués. L'armée rejette cette présentation et affirme que le film donne une image "déformée, trompeuse et irréaliste" de son processus de planification et de validation des frappes. "Nous n'avons jamais planifié, approuvé ou mené une frappe dans laquelle il était prévu que 500 civils soient tués", a assuré Tsahal.